J'ai trop d'ambition et puis tout d'un coup plus rien. Alors je bois. Comme si l'alcool et une cigarette pouvaient m'aider. Comme si une putain de barre de shit pouvait m'éclaircir. J'en suis accro. Tout simplement parce qu'ils me rendent heureuse. Heureuse sans aucun effort. Juste aimer. Déguster, apprécier. Je n'ai plus aucun plaisir à rien. Je n'aime plus rien. Pas même écrire. Les mots sortent, mais jamais quand il faut. Et puis toujours dans le désordre. Je ne comprends rien. Non rien à rien. Le sens d'une vie, celui de l'amour, du plaisir. De la joie et du bonheur également. Ils sont si naturels et si proches de moi. Oui, je les saisis mais jamais pour très longtemps.
Ma main est lourde, je n'arrive plus à écrire. J'ai faim, j'ai mal à la tête et j'ai perdu l'appétit. Je tremble, je ne peux plus me tenir debout. Ca ne fait rien, de toute manière je vais bien. C'est ce que les autres me disent. Ils doivent avoir raison. Oui, les autres ont toujours raison. Non, pas quand ils me complimentent. Je le sais, c'est tout.
Je ne m'aime pas. Je me hais même. Je me hais d'aimer et d'avoir aimée. Je me hais d'échouer. Je me hais de ne pas être parfaite. Oui, je hais cette sensation d'imperfection, de ne pas pouvoir combattre le monde. Parce que je suis faible vous savez. Oui, mais tellement faible. Tellement que je me renferme. Juste par peur de souffrir. De s'attacher puis d'être déçue. Si, je suis sure que vous pouvez comprendre. Vous savez quand vous aimez, plus que tout. Quand vous pourriez décrocher la lune pour cette personne. Juste parce que vous l'aimez. Parce que votre c½ur vous dit que vous pouvez le faire. Alors vous l'écoutez. Parce que c'est même plus fort que vous. Et puis du jour au lendemain vous devez oublier. Je n'aime pas employer le verbe « devoir », mais c'est le bon. Par obligation. Oui, obligés d'oublier, de rayer, d'effacer. Pensez à toutes ces envies, tous les Espoirs que vous avez eu. Parce que vous aimiez. N'est ce pas affreux ? Tout ça enfermé dans notre putain des c½ur. Ce ne sera plus que du souvenir desormais. Et puis un jour ça passe et le souvenir est mort. Mort, comme moi à présent. Comme l'Amour aussi. Mais où est il bordel ?